lundi 26 septembre 2011

Un été sur le magnifique



Parce qu'il faut le dire encore une fois, la rentrée littéraire de cette année ne rigole pas beaucoup : je rappelle les titres convoqués par Yann Barthès dans son très réussi "Le livre et la pipe"(émission du  06/09/2011 à consulter sur le site de canal +)"Désolations", "Tuer le père", "Aujourd'hui maman est morte"...

Je vais vous proposer un peu de folie, du second degré, de la légèreté même si vous le verrez "Un été sur le magnifique"  de Patrice Pluyette écorche pas mal le bourgeois notamment . Nous voilà plongés dans un nouveau "Lady Chatterley" : Angélique, jeune héritière déçue par les amoureux de son village, va se tourner vers le beau Hercule, homme des bois improbable qui éveille ses sens, la ravit à la civilisation...pour un temps seulement . Car Hercule se lasse de la verdure, s'attache au confort et le Jean-Claude balourd qui sommeillait en lui se réveille. A partir de là vous allez vous embarquer dans une folle croisière où la carte Gold est la couleur en vogue...

On aime le style faussement fleuri et scientifique de l'auteur.
On aime moins le dérapage californien en fin de roman, mais la toute fin quand à elle se savoure...goulûment !

A essayer donc pour ceux qui voudront bien sortir des sentiers battus !

Un petit extrait : p 29
"A quelques roues de carrosse de là vivait un garçon de ferme qui se faisait appeler Hercule en raison de sa force extraordinaire (le bougre soulève une botte de foin à lui seul, qu'il envoie valser par-dessus une perche fixée à neuf ou dix mètres du sol) . Grand,  bien bati, petit cul serré dans salopette élimée, le jeune homme solide, qui ne sera jamais brun (un ancien très blond devenu blond, bientôt châtain clair, châtain moins clair, châtain blanc ou sans cheveux), a une peau d'ébène, les yeux verts, une santé de fer.
Assurément une vie moins solitaire l'eût promu chef de bande, à tout le moins rendu vulnérable par la jalousie qu'il suscite, vite victime de quolibets voire d'un complot visant à l'éliminer, au lieu de quoi l'imposant jeune homme ne parle à personne, à peine au facteur, un peu à la voisine Francine et à son chien François(...)"

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