vendredi 19 août 2011

Rentrée littéraire 2011 : petite sélection


Dans ce roman, sur le ton de la confidence, un homme trace sa vie au regard de l’histoire de son pays, l’Irlande tumultueuse des années 20 où les bons et les méchants  se cherchent et se perdent entre religion, amour fraternel et patriotique. Un grand récit sur le thème de la culpabilité, cher à l’auteur (Mon traître, Grasset 2008).





Lazare Vilain, professeur de philosophie à la gouaille rageuse, part prêcher la bonne parole dans les prisons de Nimes et Marseille face à un public de taulards tantôt goguenard tantôt transi mais toujours surprenant !Notre héros se prend au jeu, prêt à devenir lui aussi un mauvais garçon pour donner le change à une vie qu’il juge trop « rangée ».Les petits trafics et les gros enjeux commencent…Bienvenue à la Zonzon ! Un roman corrosif à l’écriture jouissive, l’un des meilleurs de la rentrée sans doute !



Le scénario semble simple de prime abord : une femme en mal de vivre se rend chaque semaine auprès d’un détenu, condamné pour meurtre, afin de donner un peu de sens à son quotidien. Cette femme c’est Norma-Jean et elle est tout sauf commune : un corps frêle, un rapport exigent et nerveux avec le temps, une ombre rêveuse qui nous emporte à la fois loin de nous,  aux confins de la folie et nous parle tout autant. Ce portrait, toujours en demi- teintes, est magnifiquement écrit par Ingrid Thobois, une auteure qu’on ne manquera pas de suivre ici.




Le titre dit beaucoup d’un univers qui nous est méconnu : celui de la banlieue. Dans ce docu-fiction, Morgan Sportés revient sur le « gang des barbares » qui par l’enlèvement et la fin tragique de leur victime, un jeune juif, en 2006 avait heurté l’opinion public. Ce qui motive les accusés et va les faire plonger : le fantasme ; les histoires qu’ils se racontent pour se donner du cran, se légitimer aux yeux des autres caids et  rêver d’une autre vie en perdant pied justement avec la réalité. Un récit très bien mené par l’auteur sur un fait divers qui avait déjà tout d’une fiction…




Voici un roman très irrévérencieux sur la bourgeoisie, ses mots et ses manies, ses clichés et ses traditions. Mathilde en fait partie et pour une semaine d’été  elle sera l’observatrice amusée et amer de ce grand aquarium où les femmes se taisent, les hommes se gaussent, sans remous. Un premier roman qui mérite toute notre attention !





Anaïse, venue à Anse à Foleur connaître l’histoire de son père écoute le récit plein de sagesse d’un des porte- paroles de ce petit village haïtien, plein de mystères. Ici le silence est de mise, avec l’idée que chacun doit être « l’aide à bonheur » d’un autre, les rapports entre villageois sont abrupts et pourtant si simples au regard de la ville qui clignote là-bas…Le lecteur écoute lui aussi ce flot de paroles, comme un conseil donné  à cette question : qu’est-ce-que c’est que de vivre ?



dimanche 14 août 2011

For your love (yeah)

Bon week-end avec les Yardbirds et "For your love"








vendredi 12 août 2011

La joie du bonheur d'être heureux

Actuellement, je lis beaucoup de romans reçus en service de presse et qui vont sortir à la rentrée: il y a plein de choses bien et c'est difficile pour moi de ne pas vous en parler...mais chaque chose en son temps (blablabla)!
Alors pour pallier cette frustation incommensurable j'ai décidé de vous parler de livres légers, spéciale août, plage, bikini et macramé on va dire, des choses pas forcément récentes mais qui font partie de ma bibliothèque forever.

Parlons donc de "La joie du bonheur d'être heureux"enrichi en oméga 3(nous dit le sous-titre): ce livre écrit par Pascal Fioretto, est une  parodie d' écrivains ou essayistes"à la mode" un peu faciles, souvent très niais.C'est  drôle , de ce second degré que j'affectionne particulièrement, puisque l'auteur revient sur les tics d'écriture de ces auteurs. Je vous donne la quatrième de couverture pour vous faire une idée: "Aimée est une jeune femme moderne bien décidée à devenir soi même en beaucoup mieux.Par où commencer?Lors de sa visite au supermarché du développement personnel, Aimée va abreuver ses brebis (avec Poalo Colao)découvrir pourquoi les hommes mangent des Mars(et les femmes du bifidus), recompter son numéroscope,changer son style de management, goûter à la cuisine résiliente de Boris Cituldick, relooker son cerveau( grâce aux Oméga 3 du DR Schreiban-Server), regagner l'estime de son soi(avec Christophe Fandré)...Les marchands de bonheur l'emporteront t-ils aux paradis?"
A lire aussi en un peu plus sérieux mais tout aussi jubilatoire "La littérature sans estomac"de Pierre Jourde qui passe au crible des auteurs à succès comme Christine Angot, Frédéric Beigbeider ou encore Virginie Despentes. L'auteur condamne certaines recettes d'écriture,  parfois de manière  injuste, mais ayant le mérite d'interroger ceux qui sont considérés d'emblée par les médias comme Les auteurs d'une génération.









mercredi 10 août 2011

Vide dressing !

Un nouvel appartement en vue, alors un grand ménage d' été s'impose.Vous trouverez ici de quoi régaler vos fringales vestimentaires à petits prix pour des vêtements ou chaussures de qualité.Je les ai aimés beaucoup, beaucoup mais je ne les porte plus et c'est dommage de les voir trainer dans ma penderie ! Pour la commande c'est simple : vous m'envoyez un petit mail à aurelie.jardel@yahoo.fr en m'indiquant l'objet de votre émoi  et 1/si vous êtes sur Toulouse, livraison gratuite! 2/si vous n'habitez pas la ville rose, envoi en collisimo (frais de port de 6 euros ou 8 euros en recommandé).Règlement par chèque uniquement.



Jupe Créa concept taille 36/38.Prix d'achat 78 euros, prix de vente : 30 euros





Blouse Cotélac taille 1, prix d'achat aux alentours de 100 euros, prix de vente 30 euros



Robe Isabelle Marant Taille 3 en laine bouillie, prix : 35 euros(vendue)







Chaussures Comptoir des cotonniers pointure 38, prix d'origine 180 euros, prix de vente : 45 euros
Reservé




Camper pointure 38, prix d'origine 95 euros, prix de vente : 30 euros










mercredi 3 août 2011

My little princess






Comment vous n'y êtes pas encore allé? Entre deux averses? Voir le film de Eva Ionesco (inspiré de sa propre vie) bien sûr !
Hannah, photographe en devenir va choisir pour modéle Violetta, sa fille d'une dizaine d'années pour en faire une icône sensuelle, enfant/femme, entre douceur et animalité.Très vite notre duo improbable côtoie le Paris branché, son faste et sa mesquinerie. Violetta joue avec les adultes, danse sur les tubes à la mode en mini short scintillant detonnant avec ses camarades à couettes,  boudinées dans leurs collants en laine...Hannah s'étourdit d'un succés qu'elle sait au fond d'elle malsain . Je vous laisse découvrir la suite...

On aime : le portrait de cette mère fantasque et paumée, campé par la merveilleuse Isabelle Huppert à qui décidemment les rôles ambigus vont très bien, la candeur et la beauté d' Anamaria Vartolomei (un poème ce nom je vous dis...), la bande originale très punchy.

On aime moins : les parties mélo de la bande originale qui viennent surrenchir les scénes émouvantes, inutilement.