vendredi 22 juillet 2011

La paranoïa

Je suis allée pour la toute première fois au festival d'Avignon et j'en ai ramené, en particulier, un très grand spectacle que je vous invite à découvrir s'il passe près de chez vous : "La paranoïa" un texte de Rafael Spregelburd mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo et Elise Vigier. De quoi  s'agit-il : un groupe de 4 personnes (un mathématicien imposteur, un cosmonaute narcodépendant, une auteure de romans à succès, un robot bimbo du nom de Béatrice), pour sauver l'humanité,  aux mains des Intelligences (des extra-terrestres en gros) doivent produire la fiction qui saura satisfaire celles-ci.Or quels sont les critères qui font une bonne fiction : vous le découvrirez durant ces 2h15 de pure folie, d'hommage aux séries Z, d'interrogations sur et au coeur même de la création.




Ci-joint un extrait du spectacle et le résumé plus complet de la programmation :



  • Sixième volet de L'Heptalogie de Rafael Spregelburd, La Paranoïa est une oeuvre comme on en rencontre peu dans le théâtre contemporain. Une pièce de science-fiction, qui se déroule entre 5000 et 20000 ans après J.-C., offrant à son auteur une liberté totale pour écrire une fable qui nous plonge au coeur de la fabrication du théâtre. Il faut donc faire preuve d'imagination, ce dont ne manquent pas les metteurs en scène, pour transmettre sur le plateau cette écriture qui est tout sauf linéaire, passant allègrement du suspens policier à la réflexion métaphysique, intégrant les projections cinématographiques dans la représentation théâtrale. Faisant de la multiplicité des actions le moteur de sa pièce, Rafael Spregelburd propose un cocasse voyage dans le cerveau humain. La Paranoïa raconte l'histoire d'un petit groupe de personnes sommées par de puissants extra-terrestres, les Intelligences, de leur fournir sous 24 heures une fiction de qualité, un bien dont ils sont friands et qui ne pousse que sur la Terre. S'ils échouent, l'humanité sera détruite... Tel est le "pitch de départ" de cette extravagante épopée, pleine d'humour et de non-sens. Avec brio, la troupe d'Élise Vigier et de Marcial Di Fonzo Bo relève le pari d'inventer une fiction dans la fiction, de mêler scènes jouées et scènes filmées, de faire du cinéma en direct avec des acteurs qui se démultiplient pour interpréter tous les rôles, passant d'un jeu de telenovela à celui d'un film de David Lynch, menant à toute vitesse cette histoire folle et foisonnante, véritable machine infernale lancée à l'assaut de nos certitudes.

    Rafael Spregelburd est argentin, mais son parcours dépasse les frontières de son pays. Il est d'abord boursier du Théâtre Beckett de Barcelone, avant de s'installer temporairement à Londres, puis à Hambourg, Berlin, Stuttgart et Munich, où il exerce son travail d'auteur et de metteur en scène, mais aussi ses activités de traducteur, de comédien ou de pédagogue. Depuis les années 90, en tant que dramaturge, il n'a cessé de mener une exploration formelle aussi féconde que théâtralement efficace. Une recherche dont l'aboutissement le plus évident se trouve certainement dans L'Heptalogie, un ensemble de sept pièces inspiré des Sept Péchés capitaux de Jérôme Bosch, que Rafael Spregelburd redéfinit commeL'Inappétence, La Modestie, L'Extravagance, La Connerie, La Panique, La Paranoïa et L'Entêtement.

    JFP
  • Distribution
    mise en scène Marcial Di Fonzo Bo, Élise Vigier
    texte Rafael Spregelburd
    traduction Marcial Di Fonzo Bo, Guillermo Pisani
    dramaturgie Guillermo Pisani
    décor et lumière Yves Bernard
    son Manu Léonard
    costumes Pierre Canitrot
    perruques et maquillages Cécile Kretschmar
    images Bruno Geslin
    collaboration images Romain Tanguy

    avec Rodolfo De Souza, Marcial Di Fonzo Bo, Frédérique Loliée, Pierre Maillet, Clément Sibony, Élise VigierJulien Villa


    Production
    production Théâtre des Lucioles
    coproduction Théâtre national de Chaillot (Paris), Nouvel Olympia Centre dramatique régional de Tours, Théâtre national de Bretagne (Rennes), Théâtre de Nîmes, Le Maillon Théâtre de Strasbourg Scène européenne, Théâtre de la Place (Liège)

mercredi 20 juillet 2011

Arles et la photo

Clint Eastwood et moi (30 ans de New York Times magazine )

Bill Murray en pâquerettes (30 ans de New York Times magazine)



Wang Qingsong - L'histoire des monuments (200 figurants, de la boue, beaucoup de talent)




Joachim Mogarra

lundi 4 juillet 2011

Kiss cool


Après des jours intenses liés au Marathon des mots (temps de récupération inclus)  je te propose lecteur  2 bonnes bandes dessinées :

Après l'excellent "Moi vivant vous n'aurez jamais de pauses", Leslie Plée nous revient avec un journal drôle et touchant : consciente de ses peurs quotidiennes, elle en dresse une liste sur le ton de l'autodérision et de la franchise.Et puisque comme moi cette jeune fille a une phobie du permis de conduire et de la voiture vous pensez bien qu'elle a toute mon affection...


 Editions Jean-Claude Gawsewitch



Fabcaro c'est un peu mon héros pour la bd : il me fait rire à chaque fois, à chaque page, pour chaque texte.Dernier opus en date : "L'album de l'année" qui retrace ses tribulations au jour le jour entre une bd qui a du mal à se terminer et  la précarité du métier de dessinateur(en plus tout le monde se fout de lui avec un métier pareil...) les deux filles et leur âne Ponpon à gérer et bien sûr là aussi des angoisses permanentes et fantasmées sur son état de santé...Fabcaro fait partie de ces auteurs à tendance autobiographique qui ne se prennent pas au sérieux, nous parlent un peu de nous lorsqu'ils parlent d'eux-mêmes.A lire donc pour parfaire ta culture fabcaresque lecteur : "La Bredoute"(ou la Redoute malmenée), "Le steak haché de Damoclés"(ou comment la timidité peut vous rendre la vie impossible)


Editions la Cafetière